Suite à l’invitation de La Forge de Belleville à participer aux journées portes ouvertes, j’ai eu la joie de rencontrer un public très curieux et disponible ainsi que de découvrir des artistes et leur travail. Ce lieu m’a semblé être un espace de création très singulier où diversité, création et ouverture sont à l’honneur. La Forge reste un  espace libre avec tout ce que cela comporte de frottements.

De cette invitation je retiens essentiellement ce croisement particulier entre le public et les artistes. Face à un public très curieux et demandeur, j’ai eu grand plaisir à présenter et expliquer mon travail ainsi que celui d’autres artistes. Il m’a semblé si nécessaire de donner des clés, d’ouvrir des espaces…

Aussi, je pense qu’une forme d’intervention possible auprès d’un public volontaire (c.à.d. qui a librement choisi de participer à un atelier) serait de faire des ponts entre les artistes et leurs pratiques et le public.

Ma proposition est d’intervenir sous forme d’ateliers d’une journée en association avec un artiste de la Forge. La proposition se ferait en lien avec l’artiste et son travail. 

Pour la première proposition d’atelier, j’ai pensé travailler sur le corps et le geste, qui est pour moi la leçon de dessin N°1. J’ai spontanément pensé à l’artiste Irène Quesnay dont le travail interroge très singulièrement le geste.
Sigolène de Chassy.

Intervenantes : Artiste de La Forge, Irène Quesnay et invité, Sigolène de Chassy.

Nombre de participants : 5 personnes maximum

Atelier destiné à un public volontaire d’adultes et d’adolescents. 

Dessiner : un corps qui inscrit 
Il y a d’abord un vivant, un corps dans l’espace. Un corps qui observe, soit dedans soit au delà. C’est une mise en mouvement du corps tout entier.

L’imaginaire se met en marche. Il y a le monde autour : la dynamique collective à écouter ; il y a soi, une singularité à expérimenter.

Par l’expérimentation de sensations physiques intimes et collectives, l’atelier propose d’explorer  l’interprétation dynamique du corps tout entier pour aboutir à un geste dessiné, un tracé. Le geste qui dessine librement son mouvement particulier. 

Exemple de pistes de travail pour cet atelier:
Mise en route : tout le groupe circule librement dans la salle. Chacun choisit une personne du groupe qu’il doit toujours avoir dans son champ de vision quels que soient les déplacements effectués. Puis nous circulons deux par deux, en essayant de rester face à face, comme reliés par un fil élastique. Tout le groupe circule dans la salle et chacun est attentif à tout ce qui arrive dans son champ de vision. Chacun est alors invité à reproduire ce qui lui passe devant les yeux, se l’approprier pendant quelques secondes puis changer de gestuelle.

Après une série d’expériences dans l’espace, nous disposerons des grands laies de papier au sol et verticalement (afin d’aborder 2 plans différents) pour tracer un geste libre. Nous utiliserons différents outils (fusain, mine de plomb, encre) ce qui nous permettra d’observer l’influence des techniques sur le tracé.

Le geste du dessin se fera avec le corps tout entier.  De libres propositions jailliront sans doute, c’est le but.

La séance se conclut ensuite par un échange avec les participants.

*Il n’est pas exclu qu’une présentation publique de cette expérience puisse avoir lieu en fin de journée. Elle prendrait la tournure d’une petite « performance »
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