Pathologies du système locomoteur

La faculté vétérinaire de Liège (Belgique) a inauguré un nouvel équipement de pointe d’imagerie médicale, appliquée à la médecine vétérinaire, un IRM dédié au diagnostic et au traitement des pathologies du système locomoteur du cheval.

Fruit d’un investissement global de 840.000 euros consenti sur fonds propres par la Faculté, à travers le pôle équin de sa Clinique vétérinaire universitaire, l’IRM équin est unique en Wallonie et est le premier équipement de ce genre disponible en milieu universitaire en Belgique. L’IRM est désormais opérationnel et prêt à recevoir ses premiers « patients » sur le site, au Sart Tilman.

Les médecins vétérinaires sont les premiers prescripteurs des examens IRM, pouvant référencer les cas cliniques qu’ils rencontrent à la Clinique vétérinaire universitaire de Liège, spécialisée dans la boiterie du cheval. Un IRM équin pour quelles pathologies, quels pronostics ?

L’IRM équin permet une évaluation approfondie du système ostéo-articulaire. Il est complémentaire aux techniques déjà disponibles que sont l’échographie, la radiographie et le scanner. Il est surtout indiqué pour les examens du pied en raison de la fréquence élevée de pathologies des tissus mous dans cette région du squelette du cheval, mais il est couramment utilisé aussi pour les examens du paturon, du boulet et de la région d’insertion du ligament suspenseur du boulet.

L’examen IRM est indiqué également pour un bilan lésionnel complet en cas de syndrome naviculaire, pour le diagnostic des lésions de tissus mous (tendons et ligaments) dans des régions difficiles à explorer à l’échographie. Un équipement en soutien de la recherche en médecine régénérative.

L’acquisition de l’IRM équin s’inscrit dans le projet de développement de la recherche en médecine régénérative comparée, au sein de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Liège.

Une trentaine de chercheurs sont impliqués dans cet axe de recherches du FARAH (Fundamental and Applied Research for Animals & Health,) mené en collaboration avec également des chercheurs du CHU de Liège. L’objectif est de développer des tissus vivants fonctionnels permettant de remplacer des tissus ou organes endommagés. La régénération peut se faire in situ par la stimulation des organes lésés ou en laboratoire