Le Mini Florac

Lozère Endurance Equestre, connue pour l’organisation de la course des « 160km de Florac », organisait le 4 juillet une CEI/CEN** à Barre des Cévennes à 1000m d’altitude.

Michel Faucon, président du jury parle de cette course comme un « mini Florac » avec tout ce que cela signifie. Effectivement certaines boucles prennent une partie du tracé des « 160km de Florac » avec de bons dénivelés à gérer. La course commence par un changement dû à la canicule.

Les organisateurs décident de démarrer à 6h du matin au lieu de 7h, pour attaquer la première boucle de 32,6 km à la fraîche. Cinquante trois concurrents sont au départ de cette boucle qui se déroule à un bon rythme, mais déjà des chevaux sont éliminés. Pendant le reste de la course, la cadence ralentit avec la chaleur qui apparaît. L’assistance est très vigilante et arrose abondamment les chevaux pour les rafraîchir.

Trois autres boucles, à parcourir. Les circuits de la première et de la troisième sont identiques 32,6 km, la deuxième est la plus longue avec 34,3 km et la dernière étape fait 20,5 km. La vitesse moyenne des trois premiers sera de 16,8 km/h. Sur ce tracé c’est déjà une belle performance. Beaucoup de changement entre le départ au petit matin et l’arrivée.

Cette course n’est pas facile, Michel Faucon a raison. Sur 53 partants 18 seront classés. Sur la dernière boucle Béatrice Daniau part au galop pour obtenir une victoire mais son professionnalisme lui dit de ralentir pour ménager sa monture et surtout finir et être classée. Elle sera troisième. Une belle course sur un terrain qu’elle connait bien avec la jument de 9 ans Saalam d’Olt. Ludovic Saroul prendra la première place avec Tieldik la Majorie, jument arabe de 8 ans, propriétaire Cagienard.

Aurélie Parraud finira deuxième avec Namyb, hongre de 9 ans appartenant au Dr Vétérinaire Morgane Schambourg. Le dernier passage au vetgate est toujours tendu, palpable, car seule la décision des vétérinaires après le contrôle du cheval sera validée. L’arrivée est marquée aussi par les deux cavaliers Pierre-Marie Morvan et Pénélope Garnier qui franchissent la ligne main dans la main. Il y a aussi de beaux moments comme une mère et une fille : Barbara et Nina Lissarrague.

C’est sa fille qui court aujourd’hui et la maman fait l’assistance. Barbara explique : « Au début j’étais inquiète pour ma fille, maintenant ça va mieux, sauf si je ne la vois pas arriver. C’est formidable de partager la même passion ».


Pour la relève on ne peut s’empêcher de remarquer aussi le plus jeune de la course Paul Vandekerckhove, cadet première année pro. Il montait Diament du Lauragais, étalon de 6 ans. Si la famille le coache et le briefe, Paul est très calme et serein et semble savoir ce qu’il fait. Un vrai pro !

L’Assistance, ce sont souvent des amis, de la famille qui foncent aux différents points définis pendant la course. Mais, quand on discute avec les cavaliers, il devient de plus en plus difficile de trouver des bénévoles, ils sont donc à ménager. Pendant la course, même s’ils sont habitués, ils ne sont pas toujours ménagés par les cavaliers. Ils attendent, chargent beaucoup d’eau, courent après le duo pour arroser le cheval et donner à boire aux deux… On ramasse et on repart en espérant arriver à temps pour se poster sur le chemin… Cette course, qui n’est pas facile, est une bonne préparation pour Florac.