Florac » fête ses 40 ans !

Cette course mythique a débuté sous la forme d’une randonnée sportive avec un petit groupe de cavaliers, d’accompagnateurs de tourisme équestre, de randonneurs et de gardes du parc national des Cévennes.

Depuis 1975, elle n’a subi aucune interruption, tout comme la course d’endurance de Montcuq. Cette année là, Jean-Marie Fabre, jeune garde du parc des Cévennes monte le célèbre étalon arabe « Persik ». Cet étalon est lui aussi devenu une légende.


Retour en arrière 1976 « le raid des Drailles » de 115 km a une partie du parcours bien connue. Jean-Marie Fabre gagne encore avec Persik en 6 h 15 et Denis Letartre avec Barol en 6 h 29. 1981, naissance des « 160 km de Florac », un circuit modifié et 12 h 41 pour le binôme gagnant. Elle fait partie aussi des dernières et seules courses en ligne. Pendant longtemps seuls les cavaliers du cru s’imposaient. Puis Vincent Dupont, cavalier nordique sera le premier « non régional » à remporter la course, puis enchaîneront ensuite le Breton Yvon Ollivier et le Corse Patrick Dionisi.

En 2005 une Anglaise, Kathy Smith, sera la première étrangère gagnante, suivie en 2011 par celui que l’on a surnommé l’extra terrestre Ali Khalfan Al Jahouri, représentant les Emirats Arabes Unis et en 2014 les Qataris.

L’association « Lozère Endurance Equestre » aurait aimé fêter les quarante ans d’une autre façon, et en présence des pionniers. Mais face au contexte financier, au désengagement de la Région Languedoc Roussillon et du Parc National des Cévennes, l’association Lozère Endurance Equestre a dû rester sobre. LEE est soutenu par la Cavalerie Royale d’Oman 40ème édition des 160 km de Florac 3h 30 le site s’anime. Les chevaux sont préparés, échauffés. Tout le monde se déplace avec une lampe frontale. On sent l’excitation du départ, les chevaux piétinent d’impatience. La température est idéale. Une heure après, le départ est lancé avec le véhicule qui ouvre la marche.

C’est parti pour les six étapes : IspagnacBarre des Cévennes (33,8 km), Barre des Cévennes-La Bécède (28,7 km), La BécèdeCamprieu (26,6 km), Camprieu-La Citerne (25, 8 km), la Citerne-La Fichade (27,4 km) et La Fichade-Ispagnac (19,2 km). La troisième étape sur le Mont Aigoual fut glaciale. Tout le monde attendait dans les véhicules. Les assistances prenaient ce qu’elles pouvaient pour se couvrir et tenir le choc en plein vent… comme une couverture de cheval.

Le jeune Robin Cornely est en tête pendant les trois premières étapes. Un bon score avec les difficultés de cette course. Mais les 160 km ne sont pas simples à gérer. L’aventure de Robin s’arrête à la quatrième étape. Sami Saïd Salim Al Bulushi (du team Sultana d’Oman) prend la tête le temps d’une étape. A la cinquième et avantdernière étape on trouve Nicolas Barrin, Clément Marescassier, Virginie Atger et un amateur Christopher Rendle. La finale se fait main dans la main… avec Virginie Atger (Ras Payador) et Clément Marescassier (avec Sunny du guide), ce dernier passera d’une tête au sprint.

Allan Leon prend une très belle troisième place après avoir eu quelques soucis sur la dernière étape. Il est suivi à un seconde par Nicolas Ballarin et Lemir de Gargassan. Christopher Rendle, amateur anglais sous licence française, avec son flegme tout britannique, est arrivé tranquillement cinquième au scratch et premier amateur. Quand il est arrivé il y avait peu de personnes pour l’applaudir car le public était au vetgate pour connaitre les résultats des premiers concurrents. Christopher Rendle fut applaudi avec un énorme respect pour cet homme de 62 ans, d’un calme et d’une sagesse olympiennes. Cela n’enlève rien au travail des premiers.

Clément explique : « Sunny du Guide un cheval très compliqué à monter, très nerveux et peureux. Il faut arriver à ne pas le fâcher. Toute la journée, il a fallu beaucoup de concentration pour le garder calme. Et à l’arrivée, il a fait le sprint avec beaucoup de générosité ! » Pour Virginie Atger : « Ras Payador est un cheval dans lequel je crois énormément !

Il a un mental vraiment impressionnant et petit à petit on avance avec lui, on apprend à le connaître ». Ce hongre descendant de Persik est à suivre car il a été troisième à Florac en 2013. Même si les 40 ans n’ont pas pu être fêtés comme l’aurait espéré Jean-Paul Boudon, Président de Lozère Endurance Equestre, cette course garde son prestige et revient à l’endurance comme on l’aime.